mercredi 24 mars 2010

Gagner une vie

Pas drôle la vie de blogueuse!

Non mais ça ne paraît pas comme ça, mais il faut que je les consomme les niaiseries pour lesquelles je paie de l'argent, afin de vous instruire sur ce qu'il reste à faire en tant que société d'ici 90 ans.

En d'autres mots: je suis pognée pour les gratter, les maudits gratteux cheaps que je déniche au nom de la nouvelle perspective sur la vie, en attendant de payer mon lait 1% au Couche-Tard.

(Cliquez pour grossir votre oeil)

Mais celui-là, sérieux, je n'arrive même pas à percevoir comment j'aurais pu l'ignorer, du haut de mon statut de consommatrice de dépanneur.

Si je comprends bien le nouveau marketing digne de Martine à la plage, mis sur le marché afin de renouveler l'image sans ombre (ou presque) de la loterie, ce stratège de mauvaises photos existe pour coincer les gens avec un louche sens de l'humour comme nous. C'est pour nous que tout ça nous fait le plaisir d'exister.

Ceci me semble bel et bien être un cul-de-sac philosophique digne d'un bon vieux Catch-22. Vouloir dénoncer un pathétisme illustratif, alors qu'on est complètement sous son charme, c'est un peu cruel, voire, déchirant.

Au-delà du problème éthique que ceci (ne) nous pose (pas), voici un résumé pictural des rêveries subliminales invoquées sur la nouvelle stratégie esthétique habillant les tickets de Gnan-Gnans Gagnants à vie.

1-Parce que vous ne travaillerez plus, vous aurez droit à des échanges de couples en mangeant du melon d'eau avec des Australiens.

2-Vous pourrez enfin faire semblant de parler au téléphone invisible alors que vous serez seule au monde.

3- Vous pourrez agir comme des mongoles passionnés de kermesses, sans plus jamais vous souciez des apparences dénigrantes qu'inflige le fait de porter une laisse de ballounes en prenant des marches avec votre tendre moitié.

4-Vous pourrez enfin devenir vieux, et faire des noeuds dans les longueurs de vos vêtements de couleur poudre.

Le pire dans tout ça, c'est qu'on est obligés de les gratter, ces artéfacts SI actuels, et par le fait même, faire nos adieux aux beautés visuelles éphémères qui les composent.

Je ne sais pas encore "pour sûr" si le billet ne perdra pas ainsi toute son utilité, voire sa valeur patrimoniale, une fois délavé de ses plus beaux atouts...

lundi 22 mars 2010

Pour en finir avec la fin des années 80


Je me demande ce qui est le plus gossant, pour Rufus Wainwright:

-Aller à l'émission Tout le monde en joue du piano, et donner suite aux questions sans réponses de Guy A Lepage écrites sur les restants de cartons de recherche destinés à Gregory Charles, retrouvés dans le fond du Classeur Saison 2009, une heure avant l'enregistrement de l'émission...

OU

-Se faire remémorer son entrée flagrante quoi que subtile dans l'imaginaire collectif via le grand écran que formaient nos coeurs d'enfants...


Un de mes 10 premiers kicks imaginaires avant l'âge de 7 ans.

?

J'ai mis ma piastre sur la première option...

Pour voir la vie en prose, il ne faut pas avoir besoin de grand chose




Mais c'est simplement que je suppose que la survie de la cabane à sucre au siècle XXI tient à la fidélité d'une clientèle très riche en faune et en flore, poétiquement particulièrement éloquente à contempler en meutes, lorsque nous sommes camouflés dans la cape d'invisibilité aux motifs de chemises à carreaux que porte notre propre clan au travers des foules tapant du pied sur l'air de 'I Like to Move It'.

Mais le meilleur truc pour avoir des surprises lors de ces traditionnels pèlerinages forestiers annuels, c'est de se greffer un sens de l'observation réservé à percevoir les détails subtils qui construisent les paysages excentriques du monde rural, via ces commerces thématiques particuliers aux villages sur la route pour se rendre au fameux shack.

Pancartes "Ou passerez-vous l'éternité", une figurine plastique grandeur nature d'Elvis sur le toit d'un commerce non-identifié, des motels qui annoncent qu'ils ont des jeux de darts et de l'internet...

Quand se promener dans les bois devient comme de reculer dans le temps, mais pas tous au même rythme.

Ce qui me vient en tête?

Donnez de l'impossible, et je vous en ferai une exquise omelette all-you-can-eat.

dimanche 21 mars 2010

La citation freak du jour


...nous vient de cette nouvelle, qui dénonce un centre de désintoxication trop en lien avec Tom Thumb Cruise:

Le quinquagénaire se rappelle aussi l'exercice du cendrier. «Je devais crier au cendrier : "lève-toi", puis "assieds-toi", jusqu'à ce qu'il obéisse tout seul, décrit-il. Mais comme je n'arrivais pas à trouver le bon ton, il fallait que je lève le cendrier moi-même, encore et encore.» Après tous ces exercices d'entraînement, dit M. Love, «je suis chanceux de ne pas être devenu fou».


C'est vraiment tragique comme anecdote... mais bon dieu que c'est tout aussi hilarant.

samedi 20 mars 2010

Y aura-t-il toujours des fleurs à se mettre dans les cheveux


...une fois que nous serons rendus, les pieds enfin à niveau avec la tête, sur les premières dalles des précieuses cités des mystérieuses années futures?



En plastique, sans aucun doute, il y en aura toujours à cueillir quelque part dans une décoration permanente d'un Tim Hortons près de chez-vous.

Pour ce qui est du reste, il serait légitime d'en douter.

Mais une seule chose est certaine, quoi que complètement hors-sujet:

Une magouille de mauvaise photo rétrograde, par son esthétisme de joie douteuse frôlant la folie, sera pour toujours un incitatif personnel à investir 10$ dans ce blogue. Le tout, vertueusement commis au nom de la revendication au mauvais goût intemporel, dont nos contemporains semblent parfois tant assoiffés.

(Cliquez pour une grosse face)
C'est comme de militer pour la sauvegarde des pissenlits: ça n'a pas de prix.

vendredi 19 mars 2010

Un Texas comme on les préfère


Il faut le souligner, la plus récente chronique de Marie-Claude Lortie 'Austin, fier d'être bizarre', nous a en fait beaucoup plu.

Allez savoir si c'est le titre qui nous parle: nous tenons à déclarer qu'il arrive parfois aux perruques, aussi 22ième siècle soient-elles, de se surprendre à devoir ouvrir leur esprit, encore davantage, face aux trouvailles disponibles sur la grande feuille lignée de notre histoire dans l'infini Cahier Canada qu'est le temps.

Bref, nous tenons à souligner cette bonne piste de MCL avec autant de soins que nous ne l'avions fait lors de ce que nous jugeons avoir été de moins bons coups...

C'est là le réel sens de l'équité.

Il semble que ce traitement d'un sujet d'éclectisme nous change, et épouse très bien le teint journalistique de Madame Lortie.

Que le printemps demeure, c'est l'harmonie. Nous la saluons au passage.

Image d'une Burqa littéraire hasardeuse.



jeudi 18 mars 2010

Faire une belle séparation sur la perruque Montréalaise



À signaler dans l'actualité télé-webienne:


En bonus:
Voici un commentaire virtuel de ma perruque sur l'entrevue avec Suzanne Lévesque, entrevue aussi disponible sur le site des Francs-Tireurs. (Ma tuque hésite à se positionner politiquement...)

De toute évidence, on ne voit jamais assez de gros plans de son visage à la télé....ce qui au fond, reste dans la lignée de sa vision de la place faite aux femmes dans les médias, surtout celles qui prennent de l'âge en public. En tant qu'analyste télé bénévole complètement lassée, je trouve que la Fausse* aux Lionnes serait beaucoup moins servie en mollesse de tignasses si on voyait la face à Madame Lévesque de temps en temps, à moins de 5 mètres de distance. L'émission gagnerait beaucoup en bilan de regards félins, présentement complètement absents, puisque remplacés par le malaise perpétuel "entre-filles" constant. Pour une fois qu'il y en a une qui se veut perspicace, rafraichissante, vivante, et habilement franche: montrez-nous donc sa figure au complet, SVP. En plus, elle est plus belle que les autres jeunesses autour.

Ce sont des Lionnes de Zoo, ou de Savane, coudonc? Donnez-nous des jumelles pour qu'on suive le Safari comme du monde. (Des longues vues, pas un duo de siamoises, S.V.P.)

* D'écrire "Fausse" au lieu de "Fosse" était un simple lapsus, que je conserverai ainsi, pour la postérité!

mardi 16 mars 2010

Vu chez le Claude Poirier des interwebs



...also known as Patrick Lagacé, ce vidéo est carrément brillant de subtiles drôleries. Le meilleur dans tout ça, c'est que les commentaires laissés sur le billet du chroniqueur-blogueur forment presque un reflet portraitiste de la réalité présentée via les deux personnages principaux!

Personnages du Moyen-Âge, s'abstenir.

Je vous conseille particulièrement le milieu du film pour son aspect croquant.

Bannir le mot "Myriam-Bédard" de son langage

J'suis pu capable, déjà, de remplacer mon langage ordurier "en cas d'urgence" par cette décevante championne dont je tairai le nom.

J'ai vraiment peur de tomber amoureuse de Nima à mon tour, alors je la bannis officiellement de mes références "culturelles" de type "utiles uniquement pour gagner à Quelques 2100 arpents de pièges".

ADIEU, chose, dont j'ai déjà oublié le maléfique sobriquet de naissance!

PS: 1994, on vient d'en finir avec toi. Pow pow, t'es mort.


PPS: Le Détesteur est mort aujourd'hui. J'ai bien peur de l'avoir tué accidentellement, hier, alors que je me promettais de faire un effort sur la poésie de poubelles tant attendrissante pour les coeurs vaillants.

Lui qui m'avait tant envouté par sa vulgarité folklorique, je sens que j'ai contribué à faire mourir la magie de la condescendance bien mesurée qu'il véhiculait, avec mon effort de langage pas malpropre. J'ai influencé les astres, ou du moins, mon horoscope says so.

Repose en pédalo sur la vague de l'après-vie web, ô maître Détestateur 2.0: On va t'haïr pour toujours, cher fantôme des Beaux Arts de la Détestation.

lundi 15 mars 2010

Pourquoi le 22ième siècle sacre lors des grandes occasions

La chère maman de la blogueuse partageait en fin de semaine à sa progéniture 2.0, sa préférence pour l'humour subtil, sans langage ordurier éloquent, lorsqu'elle suit cette longue et fluffy traine de mots, avec laquelle je me marie à vous, chers lecteurs de ce blogue en recherche de sensations allant de très faibles à moyennement fortes.

Le côté tuque de ma céréale comprend très bien l'opinion de son ancêtre maternel. Par contre, le côté givré de ma perruque apprécie tellement de parler comme une sale ordure de temps à autres, qu'il voit ça comme un grand deuil à faire: il semble être un peu trop difficile d'en garantir la plausibilité de cessation immédiate.


MAIS POURQUOI TA PERRUQUE AIME-T-ELLE PARFOIS USER DE MOTS D'ÉGLISE OU DE FESSES?

- Parce que c'est de la poésie de poubelles.

- Parce que Marie-Claude Lortie ne sacre jamais, et nous laisse ce loisir en entier, en tant que membres de la race inférieure des communicateurs via blogues. (de marde... )

- Parce que je t'imite souvent, citoyen contemporain, et je suis le rétroviseur poussiéreux de ta conscience un peu malpropre.

- Parce que je sais que je suis bin trop fine pour aller jusqu'à dire que Jean Charest serait un "tabarnaque de Judas crosseur de Jésus, mangeux de marde, champion vomisseur de mensonges pré-usinés par des prostituées de la relation publique", alors au lieu de ça, je me censure et je remplace l'insulte par "Myriam Bédard" et j'ajoute un petit "calice" à la fin du paragraphe.

- Parce que ce siècle futur a de la classe à revendre et qu'on s'en fait pas avec ça, des mots de colons, car l'oeil averti du siècle prochain sait reconnaître la vulgarité à profusion parmi des termes dit politiquement corrects, sur beaucoup d'autres plateformes d'information et de divertissement, officiellement pas "de marde" mais officieusement, très.


Mais quand même, on aime pas ça faire honte à notre tendre ancestralité...Hmm....

Fak je vais peut-être juste finir par traiter les gens de Myriam Bédard.

Ça va paraître de bon goût, à première vue, si on y réfléchi pas. Et si on ne sait plus trop qui elle est....eh bin ça va mieux paraitre encore que si on le savait vraiment. Élémentaire, oui.

Ça va être comme de lancer deux pierres d'un seul coup avec notre slingshot poilu: la vulgarité descriptive de réels et\ou faux sentiments et aussi l'humour subtil, tous deux reliés en un seul "nom propre"...

La quête secrète de tous les dictionnaires, nous t'avons enfin trouvé sur notre chemin méta-temporel.

AJOUT: En d'autres mots:

Adieu, sacres du yiable! Bonjour, Myriam Bédard.

Ajout d'AJOUT:

Commentaire d'un touriste Olympique perdu sur le web:
Pauvre petite Myriam! Quessé qu'a t'a faite dont pour se faire name-dropé sans aucune raison de même?! Tu devrais avoir honte de ne pas avoir de respect pour les gens qui donnent leur vie pour une médaille à la Patrie, fille ! C'est à cause des ingrates comme toi qu'on se fait mentir par Via Rail durant la traversé aller-retour trans-canadienne!

samedi 13 mars 2010

Les pires images pour les meilleurs sons

Comment vous souhaiter un bon week-end
en usant de codes-html.


Wow qu'on aime donc cette chanson THROUGHOUT le 21ième siècle,
sans jamais sauter une année! Malheureusement, le web en a fait
un dégradé d'échantillon de couleurs SICO en guise de vidéo 2.0:


Mais pour vous consoler de ce jaune moutarde, un vrai
clip en guise de "réconfort" en laine de tuque,
de Camille encore.

(Cadeau À Clotaire-Québec
De Montréal xx)

vendredi 12 mars 2010

Simon & Garfunkel ramène le siècle XX par che-nous



Wouhou! Seuls les vieillards qui seront un jour rendus trop morts
pour voir naître les années 2100, ainsi que 2-3 de mes jeunes amis
bizarres, seront heureux d'apprendre que Simon & Garfunkel s'en
viennent en ville!

Ouin...faut bien que ça se finance c'te retraite interrompue là,
c'est ce que je me dis en regardant le prix du ticket.

Priceless old shit, I love you:

"Because a vision softly creeping\ Left its seeds while
I was sleeping\ And the vision that was planted in my brain\
Still remains."
Bin kin, tu parles d'un hasard: c'est de même que je
me suis sentie la première fois que j'ai vu en rêve le 22ième
siècle; depuis j'ai compris qu'il est indicible mais pas
silencieux, ce siècle composé en majorité de matières
recyclées.

jeudi 11 mars 2010

Hitler n'est pas fier de Régis!

Woa! Y en a donc bin des codes culturels dans cette image.


Remarquez comment on se rapproche du 22ième
siècle un peu plus à chaque instant, même à Québec!

"Les Olympiques de 2078"

mercredi 10 mars 2010

Un sexy siècle sexiste ?

PRÉAMBULE: Ceci est un billet que j'aurais pu écrire il y a deux semaines, mais le cours des jours dans la Matrice aura procédé d'une façon telle qu'il est maintenant venu le temps d'écrire ce billet exactement de même. Il pourrait vous sembler décousu, mais c'est juste une autre forme de perruque couettée.


Bon. Reculons dans le temps, et revenons en arrière, jusqu'à samedi dernier. Un voyage sur l'horloge sans trop avoir à pédaler à l'envers longtemps.

C'est donc ce samedi là qu'on pouvait ouvrir notre grosse Presse virtuelle, et découvrir par le fait même, accidentellement, une lettre ouverte. Fort intérêssante si on se réfère à notre historique d'opinions officielles, dont la trace est imprégnée dans ce vieux billet et celui-ci, parce qu'on peut y lire des choses qu'on pense, mais sans déconner et dans un langage très classe sans sacre.

Bin oui, toé, une lettre. Ça se lit, ces petites bêtes ouvertes là! C'est même souvent écrit avec des mots à peu près aussi lisibles que les articles des journalisss. T'essayeras ça, mais commence par le faire samedi dernier pour ne pas être complètement anachronique avec ce blogue.


Monsieur Marois, intervenant psycho-social et auteur de la dite lettre soi-disant ouverte, ne rebrasse pas le débat "fif" versus "très fif" comme on aurait pu le deviner en premier lieu. Non. Il amène un point extrêmement pertinent, et ce pour les décennies à venir. (Dans le sens de pertinent pour vrai, pas dans le sens obscure de "pertinent" venant du sens ironique de la pertinence et donc de l'impertinence. Je sais que des fois, c'est ambiguë, mais ici je désire être claire comme une perruque d'eau de roche.)

Par ici, on considère que c'est l'évidence même du bon sens qui se retrouve dans ce papier, que je vous urge de lire. Son auteur ose aborder l'idée du sexisme plutôt que de l'homophobie, dans la marée de choses qui se sont dites en parallèle avec les propos du Conte Dracula, de l'amateur de bien jeunes filles bien gracieuses, de l'amateur de rouges à lèvre longue durée, de l'amateur de perruques d'Alain Goldberg et de l'autre, chose là...tsé.

Et il a tout à fait raison d'en faire le constat. Rien de moins que du sexisme, qui croyez-le ou non, nuit autant aux hommes qu'aux femmes au final. On parle de sexisme, et on est pourtant pas particulièrement des admiratrices de Marie-Claude Lortie.

Donc, le problème n'est pas avec l'orientation du patineur. Le problème est que le patineur a un comportement qui projette une image aberrante pour plusieurs membres du clan Pierreafeu: celle d'un homme avec des composantes soi-disant traditionnellement féminines et donc so bad. Comme une genre de Myriam Bédard avec des couilles, quoi? Inacceptable pour l'oeil non-averti, j'avoue.

Marois décrit ainsi la chose: "Ce qui a posé problème, c'est l'habillement, le rouge à lèvres, l'attitude. Or, malheur aux hommes et aux garçons qui ne se conforment pas aux diktats du genre masculin?: les gais, les efféminés ou ceux en apparence trop sensibles. Ils sont victimes de discrimination ou d'injures, ou plus subtilement, ils sont l'objet de risée."

Imaginez ce que le port de la perruque aurait causée comme controverse passéiste...

Je trouve que l'auteur vise avec justesse le pseudo problème que l'on associe à Weir. Il fait court-circuiter, comme Johnny 5 dans Coeur Circuit le ferait, l'idée qui distingue être un homme d'être un virtuose de la glisse élégante multiforme, et rend possible la liberté de forme. Bienvenue dans le futur d'aujourd'hui.


Ce qui m'amène à faire un U-turn dans une lignée inverse mais consécutive, et de parler d'un vrai sport d'hommes: le hockey.

Calice que j'haïs ça, le hockey. Mais je suis contente si toi t'aimes ça, ça me permet d'aller faire autre chose pendant que tu domines la glace.

Mais il y a une chose qui me cause plus de frustration que de chercher une rondelle miniature sur un écran de télé.

C'est d'entendre l'opinion des gens sur l'arrogance des joueuses féminines d'Équipe Canada durant les Jeux de Vancouver.

Dieu sait à quel point Kim St-Pierre, bin j'la connait juste pas c'te gardienne de l'enfer-là. Je la confond encore avec Manon Rhéaume.

Et pourtant, qu'on blâme son équipe d'avoir gagné 18-0 lors de leur premier match Olympique, c'est d'espérer autre chose des athlètes féminines que ce que l'on attendrait d'un champion: de la compassion maternelle et un peu de modération afin de ne pas faire pleurer le coeur à demi entrainé de l'adversaire, pour des filles qui ne font que ça, s'entrainer pour jouer à ces Olympiques. Et qui, à ce que je sache, n'ont pas fait des Fuck You avec leurs mitaines de hockey entre chaque but, en crachant dans la face de l'adversaire assommée qui pisse le sang sur la bande, en lui disant des choses méchantes sur l'apparence de son cuire chevelu sous son casque. Non. Elles jouent comme des championnes, et c'est un peu gênant de voir comment les autres ne sont pas à la hauteur. Mais je croyais que les embuches étaient la meilleure façon d'apprendre?

Il est bien vrai que dans nos coeurs contemporains, on aimerait les voir en petites bobettes entrain de danser autour d'un poteau sur lame en se faisant lancer des 20$ quand elles ont des plus gros totons que les autres. Décevant cet équipement, c'est vrai.

On aimerait qu'elles s'embrassent torridement en bédaine sur la glace en regardant la caméra afin de laisser le plus de chance possible au match de finir 6 à 9. La vie est chienne des fois ! Sont vraiment pas fines de jouer au hockey fort de même. Les tabarnaques de sans-coeurs!

***

"Hey Michael Phelps"

"Yes?"

"Tu pourrais-tu ralentir ton style papillon un peu, quand les autres nageurs voient juste ton fond de culotte en peau de requin avec cette avance de champion aquatique , ça leur fait de la peine."

"Fuck you."

***

Suzanne Lévesque s'offusquait d'ailleurs récemment de l'existence même de cette discipline sportive du côté des filles aux J.O., puisque la pratique de ce sport dans le monde est assez inégale comparé à notre tradition en voix d'installation, et que c'est donc mieux de lui couper l'herbe sous le pied directement à la racine afin d'épargner d'éventuels sentiments désagréables à Madame Lévesque. On pense par contre que puisque cette citation a été faite en direct de la Fausse aux Lionnes, il y a des chances qu'elle n'aille aucune répercussion dans le monde, heureusement.

Est-ce que les critères pour l'Excellence Olympique sont légèrement à double standard dans notre imaginaire? C'est mon principal questionnement en cours de gestation, caché entre ces phrases parallèlement alignées.

En résumé:

Toujours plus haut, plus loin, plus fort = pour les hommes?
Toujours en recherche d'égalité, toujours à la même place, toujours flexible= pour les fefilles?

Des champions


Des championnes


mardi 9 mars 2010

Le jeu je te dis "pourquoi" quelque chose et tu demandes "quoi?"

Pourquoi est-il possible en 2010 d'entendre une reprise de Entre l'ombre et la lumière à la radio?


Illustration visuelle d'ombre et de lumière quelconques.

Laisse-moi t'expliquer.

Une telle reprise doublement vocale qui s'éjecte d'une station de radio sérieuse et\ou active à la Bourse, chère curiosité de lectorat, n'est possible d'une manière viable que par l'existence parallèle de multiples salles d'attente. Particulièrement celles-là avec des longues rangées parfaitement parallèles de chaises en plastic trop droites entrelacées par des attaches à poubelle de qualité Quincaillerie-approved, et ce à travers la province, et à travers l'infinitude du dénommé Temps. (Juste Tempo pour les intimes.)

C'est donc un genre de thermostat subliminal auditif pour gérer l'ambiance de ces soi-disant salles d'attente.

C'est un milieu difficile. Mais c'est aussi le plus gros marché pour la radio contemporaine.
Les experts prévoient une croissance de marché fulgurante pour le monde du FM dans les années à venir, expliquée par les besoins liés au vieillissement de la population ainsi qu'aux pressions incessantes de la part des secrétaires de ces milieux de travail.


Blooper anachronique version 22.0.html

Hahahahahahàl'infini! On disait tout ceci en complète méconnaissance de l'identité de ce dit-duo, et voilà qu'une googlelisation bâclée nous apprend qu'il s'agirait précisément d'un amalgame artisanal inimaginable, quoi que tout à fait réalistement prévisible: composé de nuls autres que Boombo Desjardins et La flamme Olympique en perpétuelle phase "d'entre deux-appels" Annie V-RDS-illeneveuve. Inimaginable, mais réalistement prévisible d'une manière anachronique.

Il faudrait vraiment penser à inventer des chansons bientôt pour mettre dans le ventre des radios.

samedi 6 mars 2010

Une enquête exclusive tout droit sortie des poubelles de La Presse

Vous avez probablement tous lu le texte exclusif à La Presse intitulé "La vie en noir" signé Michèle Ouimet.

Nous avons réussi à dénicher la version brouillon de cet article en exclusivité, brouillon qui avait été écrit il y a plusieurs semaines dans le cadre d'une vaste enquête de moeurs. Par contre, dû aux scandales actuels, les éditorialistes ont probablement décidé de publier un remake spécialement adapté aux circonstances. Nous croyons que cette version beta aurait pu être écrite par Madame Ouimet en grande majorité (99%), mais nous ne détenons pas la preuve du pourcentage exact. Nous espérons qu'elle ne nous en voudra pas de la scooper ainsi, car on l'aime bien notre espionne.


Le brouillon de poubelles

«C'est de la provocation?
- Pardon?
- Ça!»

La femme me jette un regard noir. Elle frémit d'indignation. C'est une employée du cégep Maisonneuve et nous sommes au milieu d'un couloir.

«Ça», c'est ma perruque. Depuis deux jours, je me promène perruquée de la tête aux pieds. Seuls mes yeux sont visibles entre les longs pans de poils noirs.

J'essaie de tester la tolérance des Montréalais: dans l'autobus et le métro, dans l'est et l'ouest de la ville, d'Hochelaga-Maisonneuve au centre-ville, d'un Tim Hortons de la rue Ontario au blanc Plateau-Mont-Royal en passant par la multiethnique Université Concordia. J'ai eu droit à quelques insultes. Rien de grave.

Rue Laurier, un homme, lunettes fumées sur le nez, me dévisage. «Oh boy!» lâche-t-il. Un autre, croisé dans la rue Saint-Denis, sourit en murmurant: «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand). À deux pas du métro Papineau, un homme me jette un regard noir et lance un «Ouach!» bien senti.

Dans un ascenseur, à la sortie d'un bureau d'Emploi Québec, un homme - encore - me regarde, sidéré. «Ah ben, c'est rare qu'on voit ça!

- Ça vous choque?
- Oui, ça me choque. Vous venez de quel pays?
- Je suis née au Québec.
- Ce n'est pas correct, poursuit-il sans m'écouter. Si je vais dans votre pays, je n'aurai pas le droit de boire de l'alcool. Mais vous, vous venez ici et vous faites ce que vous voulez! De quel pays venez-vous au juste?
- Je suis née ici.
- Ici? Ah ben.»

À part ces quelques incidents, les réactions ont été étonnamment discrètes: regards insistants, embarrassés et... une certaine indifférence. Au métro Papineau, la préposée au guichet s'est fendue en quatre pour répondre à mes questions. Et elle m'a regardée droit dans les yeux, sans gêne et sans complaisance.

Tolérants, les Montréalais? Peut-être.
Polis? Certainement.

Donc, je me promenais dans un couloir du cégep Maisonneuve, dans l'est de Montréal, lorsque l'employée frémissante d'indignation m'a apostrophée. Je cherchais le bureau d'inscription aux cours de français.

«Tout droit, puis à gauche», dit la femme d'un ton glacial. Une femme dans la cinquantaine m'accueille froidement.

«Puis-je suivre les cours avec ma perruque?

- Ah ben là, là, je m'occupe pas de ça. De toute façon, la ministre est censée faire quelque chose.»

J'insiste.

«Coudonc, me testez-vous? Les cours de français, c'est très théâtral. Le professeur va probablement exiger que vous enleviez vos cheveux. Et il n'y a pas de place avant mai.»

Avant de me promener avec une perruque, je dois en acheter une. Pas évident. J'ai viré la ville à l'envers avant de dénicher une petite boutique qui en vendait.

«Une perruque?» répète, interloqué, le propriétaire, Moncef Barbourch.

Dans le fond du magasin rempli d'un bric-à-brac d'accessoires de coiffure - CD, peintures, livres, vêtements -, les rares perruques sont soigneusement pliés sur une tablette près du plancher. M. Barbouch en vend une par année. Et encore.

Il m'explique comment la porter. D'abord la grande tignasse qui traîne par terre, puis la perruque qui cache le cou, le front et les cheveux (sic), et enfin le long toupet qui dissimule le visage sauf les yeux et qui s'attache derrière la tête avec du velcro. Je respire difficilement à travers le poil. Oh boy, comme disait l'autre, les deux jours vont être longs.


Avant de me lancer dans les rues de Montréal, j'ai besoin de conseils. J'appelle Afifa Naz, une femme qui porte la perruque depuis l'âge de 16 ans, que j'ai interviewée en 2007 lors d'une énième crise autour des accommodements raisonnables.

Elle rigole quand je lui explique mon idée.

«Comment fait-on pour manger avec une perruque?

- C'est tout un art, répond-elle en riant. Il faut soulever légèrement le toupet pour laisser passer la fourchette. Mais ça prend une certaine expérience, sinon on répand de la nourriture partout.»

Boire représente un autre défi. «Prenez une paille», me conseille Afifa.

Et la réaction des gens?

«Ils sont polis, mais ils vous dévisagent. Certains vont vous insulter. Et il y a le classique "Retourne dans ton pays!" L'été, c'est pire. Les gens sont habillés légèrement et la perruque jure dans le décor.»

Je me mets subitement à aimer l'hiver.

Mercredi matin, 11h. Je commande un café au Tim Hortons de la rue Ontario, près du métro Frontenac. L'est de la ville, le quartier Centre-Sud, blanc, francophone. Mon arrivée suscite peu d'émoi. Quelques regards appuyés, rien de plus.

Un café. Erreur. J'ai oublié les conseils d'Afifa. J'aurais dû prendre une bouteille d'eau et une paille.

Je fixe mon café. Vais-je oser soulever discrètement mon toupet pour en avaler quelques gorgées, au risque d'en répandre partout? Les gens me jettent un regard furtif, curieux, étonné. Aucune trace de mépris. Mon café refroidit. Je me réfugie dans les toilettes. J'enlève mon toupet, je respire un bon coup, puis j'avale mon café en vitesse. J'en profite pour fixer ma perruque, qui n'arrête pas de glisser.

8h15. Autobus 97, avenue du Mont-Royal, près de Papineau. Il fait beau. Ciel bleu, soleil éblouissant, odeur de printemps qui flotte dans l'air. Je traverse l'autobus, perruquée de la tête aux pieds, ma longue tignasse traînant par terre.Mon passage jette un froid glacial. Est-ce l'heure trop matinale? La lumière trop crue du matin? Le noir de ma perruque qui tranche dans cet univers blanc francophone? Ce sont surtout les femmes dans la cinquantaine qui me regardent avec un mépris mal dissimulé. Les autres plongent le nez dans un livre ou évitent soigneusement mon regard. Malaise.

Destination: hôpital Maisonneuve-Rosemont. Dès que je mets le pied aux urgences, un jeune préposé rempli de sollicitude se jette sur moi. Je prends un numéro, présente ma carte d'assurance maladie, explique mon mal de gorge et demande, timidement, si le médecin peut être une femme. «On va voir, je ne peux rien vous garantir», répond l'infirmière.

«Mme Ouimet? Oh! Excusez-moi», dit la femme médecin en entrant dans la salle d'examen. Ma perruque la déroute. Un nom québécois et une perruque. Quelque chose cloche. Je lui explique que je suis journaliste.

L'hôpital, dit-elle, reçoit beaucoup de femmes en tuque (tuque qui cache uniquement les cheveux et le cou), surtout en gynécologie. Une affiche les avertit qu'elles seront peut-être examinées par un homme. «On fait de notre mieux, mais on ne peut pas leur garantir que le médecin sera une femme.»

En sortant de l'hôpital, un jeune homme étendu sur une civière me crie que je ressemble à une Afghane. Les employés, gênés, détournent la tête.

Université Concordia. Un autre monde, un autre univers. Des étudiants provenant de plus de 150 pays différents. On est loin du cégep Maisonneuve. J'ai rendez-vous avec Miriam, une femme qui porte la perruque depuis un an. Mère américaine, père palestinien. Sa famille vit dans le New Jersey. Elle étudie à Concordia depuis deux ans en sciences de l'éducation. Pourquoi avoir choisi Montréal? «Parce qu'on m'a dit qu'il y avait une importante communauté chevelue», répond-elle.

Nous nous rencontrons dans la salle de prière réservée aux femmes poilues. Pendant que je parle à Miriam, la porte s'ouvre et se ferme dans un incessant va-et-vient, des femmes en perruque enlèvent leurs souliers, saluent Miriam («As-Salam Aleikoum») et se préparent pour la prière. J'enlève en soupirant le toupet qui cache mon visage. Miriam éclate de rire. «Pas comme ça», dit-elle gentiment. Le toupet se porte plus haut, la fente vis-à-vis des yeux, le velcro bien serré derrière la tête. Je comprends pourquoi ma perruque glissait sans cesse.

Miriam raffole de Montréal. Elle voudrait s'y installer après ses études et enseigner dans une école primaire. En perruque.
Porter la perruque la rapproche de son prophète. «Je veux lui plaire et le vénérer», explique-t-elle.

Mais la perruque qu'elle porte tous les jours, dans ses cours comme dans la rue, ne fait pas l'unanimité dans la communauté musulmane.

Au cégep Maisonneuve, une étudiante en tuque m'explique qu'elle désapprouve fortement la femme du cégep Saint-Laurent qui tenait mordicus à porter sa perruque en classe. «On ne passe pas inaperçues avec nos tuques, dit-elle. Alors cacher le visage, c'est trop. On disparaît, on n'existe plus. Des histoires comme celle du cégep Saint-Laurent nous nuisent, car elles créent de l'hostilité envers les femmes tuquées.»

Mercredi, j'attendais un taxi à l'extérieur du Centre culturel laurentien, un lieu de rassemblement pour les chevelues, lorsqu'un employé a essayé de me chasser. Il savait que j'étais journaliste. «Enlevez votre tuque, a-t-il dit brusquement en montrant ma perruque. Je ne veux pas que le Centre soit associé à ça!» «Ça», la perruque, ce bout de mèches capable d'enflammer le Québec.

vendredi 5 mars 2010

Les avantages de la vie fermière 22.0: les faits

L'internaute moyen se sera accoutumé, au cours de l'année 2009, à voir des jeux en ligne sur Facebook se multiplier à un rythme plus virulent qu'il ne le fallait pour que la plateforme de l'autoroute des internets n'en soit congestionnée sur son "feed".

Sur la ligne du temps, parmi les dizaines de jeux ciblant*** les Q.I. de moins de 100, (excluant donc plus du 3\4 des programmes réservés aux plus obscures des sources d'intelligence sous-zéro) en ce qui concerne le prorata satisfaction de soi VS la perte de temps officielle, le plus respectable de la liste historique est sans contredit Farmville.

***nul n'est protégé d'un jour devenir un des heureux élus à titre de dommages collatéraux de cette cible.***

*Chut! Avant de protester, finis de mettre ta salopette comme du monde.*


Qui n'aura pas été témoin d'un ami, d'un faux-ami, ou même de sa propre ombre, entrain de planter des bonnes p'tites pétates fraichement programmées via cette application futuro-passéiste?

That's right: la moitié d'entre vous aurez éventuellement été tentés par cette aberration de productivité. Et vous aurez eu raison...du moins vous le penserez.

Quoi que nous soyons conscients que la plupart des collaborateurs de cette vie rurale virtuelle soient des moyens mongoles qui multiplient les sources de dépendances pour les 12 ans et moins sur ces réseaux sociaux, il reste que Farmville demeure une alternative de vie intéressante pour les gens de toutes les époques évolutives confondues.

Pourquoi Farmville offre-t-il un meilleur service que ma collectivité en général?

- Il est impossible pour les pyromanes, et ce, malgré les menaces via certains groupes sur Facebook, de brûler ma ferme. Fuck you, les pompiers volontaires louches.


- J'ai l'impression de respecter les animaux lorsque je trais l'argent virtuel qu'ils me procurent, mais encore plus quand je click sur l'option "pet animal". Un excellent moyen de frencher ses poules sans jamais contracter une bibitte aviaire.

- Mes vaches roses ne font jamais caca et je n'ai pas à marcher non plus dans la merde de ton poodle.
(Il n'y a pas encore de poodle disponible, ni en vert ni en rose. Grand vide.)

- Je mange local tout en ne prenant pas de poids.

- J'ai un arbre à masques, mais pas encore d'arbres perruquiers. (Ce qui fait naître l'espoir)

- J'ai l'impression de devenir riche quand je récolte beaucoup de raisins à la fois.

- Le meilleur de FV est exclusif aux visites sur la ferme de mes voisins: il est ainsi facile de départir ses amis les obsessifs-compulsifs freakant de nos vrais amis, et ce dès le premier coup d'oeil sur le rangement de leurs lieux fictifs.

- Si la vie d'antan dont on rêvait avec Duplessis était finalement possible en version écran couleur, ce serait bien sur Farmville que ça se passerait mais sans aucun habitant sur notre terre pour nuire au bien être de la collectivité, et en contre-partie ils y auraient plein de voisins pour espionner le terroir, fertiliser mes fleurs et nourrir mon poulailler.

Le monde idéal, quoi, dans les limites du possible!