J'ai beaucoup de choses en tête présentement, mais ce ne sont que des parcelles d'idées, pas de tout. Ça me fait donc bien du bien de l'expliquer. Yé.
Un peu de chiâlage, un peu d'espoir, beaucoup de futur, du passé ( de là la chilâge, j'imagine) et une gousse de présent = ingrédients dans le garde-manger de tête. Trop peu pour un vrai repas, mais quand même, il y a possibilités multiples de tapas.
J'ai du mal à regarder la société Québécoise dans les yeux, ces jours-ci. Pas que je regarde par terre, au contraire, je regarde au niveau des yeux, mais à côté. (Bref, je regarde les oreilles.)
Bien sûr, il y a eu en 2010 un summum du haut-le-coeur politique, pour ma part comme pour les autres, mais c'est relativement surprenant de voir que ça provoque de l'évitement, puisque la chose politique m'intéresse depuis un bas âge. Il n'y a pas d'ambiguité à ce sujet: on se fait fourrer, et on le sait. Fermer les yeux est rendu un acte de super-pouvoir, une impossibilité. Vaut mieux se lobotomiser collectivement. Ça fait moins mal. Ça demeure pathétique comme phénomène. Mais ça demeure une demeure nationale grandissante de demeurés.
Mais il y a pire encore, car il y a des choses qui, il y a quelques années, restaient insoupçonnables. Ex: quand j'ai travaillé dans une école en Grande-Bretagne comme assistante de prof de français (malgré mes fautes d'inattention en orthographe), j'étais fière de parler de l'imaginaire collectif du Québec. Je nous décrivais comme étant un peuple dont la créativité était au-delà des normes.
Maintenant, qu'est-ce que je constate? Depuis au moins 5 ans, les émissions de télé qui plafonnent, pour ne pas dire l'ensemble des concepts d'émissions (je parle de télé car n'oublions pas que le petit bassin de population ici est carrément plongé dans cet univers virtuel nommé télévision locale) sont des pâles imitations de succès d'outre-mer. C'est carrément honteux. Pas que le résultat soit inintéressant sur toute la ligne, mais pour un peuple de bâtisseurs d'imagination, ça fait dur. Un exemple ici, avec Un Souper presque parfait, édition Philippe.
Je voyais ça passer à Londres en 2007… Peut-être l'avaient-ils eux-mêmes copié des Français…je l'ignore. Je nous juge no matter what.
Même à l'époque, j'avais compris en étant là-bas que Le Match des étoiles (méga plate comme show, mais bon, c'était fascinant à l'époque de voir Brathwaite danser en ayant l'air saoul et blasé) était une autre appropriation des idées des autres.
Je comprends qu'on soit dans un principe de globalisation des idées, mais on pourrait-tu inventer d'autres Invincibles, svp? Sans copier les Invincibles, par contre. Le recyclage, c'est bien, mais pas quand ta feuille de papier recyclé déchire dès que tu poses le crayon dessus.
Bref, je sais pas pourquoi je vous parle de ça, autre que le fait de dire que je n'écoute plus la télé à cause entre autre de cette mort lente. J'entends les "tant mieux" et je suis presque d'accord. Mais pour une fille pratiquement élevée par un écran cathodique, ça demeure louche. (Sans oublier la contribution d'une pile de vieux 7 Jours dans mon éducation). Maintenant, je me tape d'une bouchée les "programmes" qui me passionnent (ou dont j'aime parfois mépriser le contenu) sur le web. Télé, t'es qu'une sale conne.
Mon ancien prof.
Sur un autre sujet… sti que j'ai pas hâte que tout le monde parle du Bye Bye. Tsé que si Véronique Cloutier se faisait greffer une autre face à chaque 6 mois, peut-être que ça ne me dérangerait pas tant que ça de la voir partout. (Dans le sens de: je la vois partout MÊME en écoutant pas la télévision…Indigestion.)
Bref…
Dans quelques jours, ce sera un pas de plus vers l'avènement d'un calendrier de pitounes des années 2100 sur un vaisseau spatial Harley Davidson.
Mais un pas en arrière dans la grande quête du vrai 22ième siècle.
Il faudra se rattraper à faire du temps supplémentaire prochainement pour absorber l'écart.
Je ne suis pas trop inquiète. Si rien n'arrive pour rien, le principe est aussi bon pour les aberrations de l'Histoire.
Soyons pouce-itifs.
