Il est intéressant de noter que la plupart des gens qui vont un jour vous corriger d'avoir utilisé un soi-disant terrible anglicisme sont souvent les candidats les plus susceptibles de vous shooter une phrase random en latin.
Le latinisme, lui, on ne le craint pas? Parler la langue des morts, c'est un peu comme d'être un fan des Nordiques en 1999, mais en pire. À moins d'être Indiana Jones, là ça devient un peu séduisant en plus d'être concrètement utile et pas du tout snob que de connaître cette langue en tant qu'outil historique.
J'aimerais conclure cette idée en vous rappelant que 40% de l'anglais est d'origine francophone du temps de Guillaume le supposé Conquérant. Alors, je vous le demande, faisons-nous des gallicismes lorsque nous faisons des anglicismes?
La réponse est: peut-être bien.
Cela étant dit, ce qui compte le plus pour moi chez mes interlocuteurs, c'est qu'ils aient des choses à dire, et qu'ils le disent d'une manière stimulante pour la langue de mon cerveau.
Autrement, ils peuvent communiquer comme un Béscherelle, ils n'ont pas une place de choix dans mes dialogues idéaux.
La pureté, c'est mal. Le respect du message, c'est beaucoup mieux.
Il me semble qu'on peut en venir à un consensus entre les deux et continuer de devenir des êtres humains dignes de la civilisation actuelle. Messemble…
