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lundi 18 avril 2011

"Longue vie à l'Italie !"

(C'est pas vraiment drôle ce billet, je ne sais pas pourquoi qu'elle rit, j'pense qu'elle est folle raide.)

Via le blogue de Jean-François Lysée, voici un moment rare qui unifie l'art et la protestation politique en un tout plus élevant.

À lire ici. Un extrait pour vous mettre en contexte avant de voir la vidéo unilingue italiana:

Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le “Va Pensiero” à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait “O mon pays, beau et perdu“, j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment “belle et perdue“.

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]

Muti : Depuis que règne par ici un “climat italien”, moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »




À regarder jusqu'à la fin, pour repérer ce sentiment universel d'écoeurement national en vous, et la trace d'espoir qu'il laisse derrière lui.



Lien additionnel plus ou moins hors-contexte.

lundi 27 septembre 2010

ÉDITION SPÉCIALE : Les plus beaux numéros à teinturer




BLEU JAUNE ROUGE




Voici que le jour est venu de vous présenter la grande collection 2.0. des meilleures peintures à numéros les plus-prêtes-pour-le-22ième-siècle, disponibles sur le web en moins de 10 minutes de recherche.


(Lui, c'est juste pour faire concept pour notre concept. )

Début de l'exposition. Ne pas toucher aux oeuvres. Ne pas manger ni boire.
Ne pas colorier les blancs. Ne pas être ici tout en étant ailleurs.
Pas de photo.
Fermez vos téléphones.
Chut.


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Sortie de l'exposition. Boutique-souvenirs droit devant.

jeudi 24 juin 2010

Les trouvailles du jour d'hier



Je sais maintenant que la mission que je mène n'est pas en vain.
Certains se demanderont, mais quelle est cette mission?

Il faudra leur apprendre à lire entre les lignes des archives afin de saisir la chose.

Néanmoins...j'ai mis des belles images dans mon baluchon cérébral. Regarde:







Puis, j'ai trouvé ce portrait de femme-canin très inspirant pour les prochaines générations de pubs pour Fido.


Pis lui, bin il est tellement beau, qu'il se marie complètement avec le teint de pêche de cette annonce:


Allez tous réfléchir, et on s'en reparle.

jeudi 10 juin 2010

L'entre 2.0 (ou comment les blogues jouent au téléphone arabe)

Un poète

Ce billet sur le Plus-Qu'Honorable blogue du chroniqueur Patrick Lagacé m'a franchement donné envie de réfléchir à l'état de la poésie contemporaine, en référant aux propos complexes du Ministre Lessard, entendus via l'oreille VHS d'Antoine Robitaille. Lagacé décrit ainsi la citation en question:

"une citation absolument incompréhensible à propos du projet de loi 109 sur l’éthique en milieu municipal, une réponse tellement tirée par les cheveux au chapitre de la logique que ça en devient poétique."

On peut humer l'arôme d'une certaine effervescence dans l'air du temps en analysant pleinement le lyrisme avant-garde de cet homme politique de tous les talents.

Il ne faut pas confondre l'incompréhensible avec l'indicible. C'est sûrement ce que Claude Gauvreau aurait tenté d'enseigner à celui qui tente de devenir son disciple de la tradition oral.

Ensuite, toute cette intellectualisation complexe m'a soudainement donné envie de vous obliger à regarder cette pièce d'anthologie intemporelle de la part d'un grand poète moustachu, et à vous forcer à vous sentir tels que si vous étiez entrain de traverser la somptueuse salle de séjours d'un immense manoir avec des bay-windows aussi lumineuses qu'une gigantesque serre de verre, en comparaison symbolique avec le niveau de clarté des sombres monologues parlementaires précédemment mentionnés. Néanmoins, vous remarquerez que la plus grande similarité entre ces univers différemment poétiques est que dans les deux cas il s'agit bien d'une grande pièce de théâtre sans personnage.

"Chapelle-automatique" - Claude Gauvreau

*Rideau*

vendredi 25 septembre 2009

Solidarité envers nos ennemis

Le 22ième siècle n'est certainement pas du genre à soudainement dire plein de belles choses au sujet des gens qu'il n'aimait pas particulièrement, même s'ils décèdent subitement, tragiquement.

Au contraire, le siècle tabou a plutôt tendance à dire: "OMG! Elle m'agressait tellement cette personne, et elle restera pour toujours quelqu'un dont j'ai aimé collectionner les raisons de ne pas l'aimer...mais ouin...On souhaite pas ça aux gens... C'est triste...Pauvre famille.." Etc. (Dans le sens que c'est ça qu'on dirait, mais exponentielle 22 sur la quantité de mots.)

Le siècle prochain ne pourrait s'empêcher d'exprimer la vérité, en plus de son deuil sincère pour toute vie qui part trop tôt, et ce malgré les normes de politesse en vigueur chez les âmes sensibles et certaines âmes hypocrites qui oublient vite leurs propres opinions ou paroles ou pensées secrètes.

C'est le cas de comment on accueille la nouvelle du suicide de Nelly Arcan. On se sentirait presque mal qu'elle soit décédée, tellement on l'aimait viscéralement pas. En fait, visiblement on peut affirmer que l'on faisait abstraction de son existence au maximum depuis les 8 dernières années. On ne peut s'empêcher de savoir, sans voile ou censure, qu'on la dénigrait un peu, beaucoup, passionnément. (Au choix)

Vendre un livre par sa couverture.

Lors d'un voyage à Paris l'an dernier, le 22ième siècle fut outrée de retrouver une copie de Putain et Folle dans la section littéraire du Centre George Pompidou. Une claire jalousie, un mépris total pour la blonde auteure...un sentiment d'injustice que la poésie meurt lentement pendant qu'une lectrice du Elle Québec qui sait écrire envahie les tablettes des librairies... Quelle joke, pour le futur perruqué du moins!

Pourtant, le précieux siècle n'a jamais lu ses romans, jamais . Les entrevues télé et radio suffisaient afin de ne pas vouloir la lire. Il n'a pas eu envie de le faire, quoi que le siècle XXii ne s'y refuserait pas à tout jamais, car c'est un dixième de millénaire particulièrement ouvert d'esprit. (Mais vous ne le verrez pas dans la meute de gens qui se rueront pour acheter ses livres, et tout le ridicule merchandising qui pourra s'en suivre.)

On ne va pas faire semblant qu'on la respectait vraiment comme auteure, malgré un succès indéniable. On sait qu'elle nous énervait, et que quoi que ses sujets (SON SUJET?) soient pertinents pour cette époque, reste qu'en rien son génie littéraire ne nous a interpellé avant. Nous avions confondu son style d'écriture avec un guide du type: La personnalité histrionique pour les nuls.

Mais quel choc quand même, de lire au sujet de son suicide dans les dernières 24h. C'est un peu comme si l'image qu'elle présentait de son vivant dans les médias et qui dérangeait tant était exactement l'antipode d'une fille suicidaire. Une fille névrosée, ça oui. Mais pas désespérée. C'est extrêmement malheureux, et ça touche le 22ième siècle qui, pour une fois, ne l'avait pas vue venir. Choc sur la ligne du temps. 50% des auteurs Québécois ayant du succès en Europe sont morts depuis hier.

Alors, même si on se doute que jamais Nelly Arcan n'aurait OSÉ adhérer au style de la perruque en guise de tuque, nous avons dans notre communauté une pensée sincère pour ceux qui l'entourent. Et de l'empathie pour ce qu'elle a pu vivre...

C'est donc dans le plus sérieux des protocoles funestes de style Carpe Diem que nous déposons cette gerbe de "fleurs" en mémoire de tous ses artistes et écrivains disparus de manière si...seule, et carrément poche.

Ce qui est pour nous un beau cadeau In Memoriam.

dimanche 9 août 2009

samedi 1 août 2009

Un porte-parole judicieusement choisi

Ça fait deux fois en un an que le directeur de l'École du Showbusiness laisse des messages sur notre boîte vocale de rock stars, à la valeureuse coloc et moi. Le problème, c'est qu'on a jamais voulu se faire recruter par eux. Mais depuis que Martin Deschamps fait diverses campagnes publicitaires et promotionnelles avec eux...j'avoue que ça donne le goût d'aller m'y inscrire pour remplir quelques entrées de blog en tant que délatrice perruquée...



Peut-être que si les coupes en culture avaient commencé dans cette institution seulement, moins de gens auraient protesté contre les Conservateurs l'automne dernier...et ça aurait pas nécessairement été un mal pour le milieu culturel...

AJOUT: La conscience qu'abrite ma tuque lui fait dire de me rappeler l'importance de faire preuve d'ouverture d'esprit, quant aux diverses tendances spectaculaires de ce siècle.

Une chance que ch'té, toué!

Ajout à l'ajout en majuscules: Je trouve que ce clip est une belle façon de nous prouver qu'ils ont vraiment du matériel technique de posé contre les murs. Le message est transmis!